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Questions à Mme Milada PANTIC, Secrétaire Générale Adjointe de la Préfecture à l'occasion de son départ

 
 
Questions à Milada PANTIC, Secrétaire Générale Adjointe de la Préfecture à l'occasion de son départ

Vous avez été nommée Secrétaire Générale adjointe de la Préfecture du Bas-Rhin le 19 février 2016. Comment décririez-vous les missions que vous avez exercées pendant 18 mois ?

Le cœur de ma mission a concerné la politique de la ville. Il s’agit de piloter et suivre la mise en œuvre de cette politique publique, au nom du préfet, dans le cadre des trois contrats de ville que compte le département. C’est une politique publique passionnante et complexe par la sensibilité des enjeux et la pluralité des acteurs. Le sous-préfet chargé de la politique de la ville a ainsi un rôle d’interface au sein des services de l’État, en favorisant l’interministérialité, et auprès des partenaires, en particulier des collectivités locales.

Avec la fusion régionale, mes missions se sont étoffées afin de venir en soutien renforcé auprès du secrétaire général, qu’il s’agisse des dossiers RH, du pilotage du plan migrants ou encore des enjeux de l’accueil des usagers en préfecture.

Vous avez travaillé avec deux Secrétaires Généraux, d’abord avec Christian RIGUET à votre arrivée puis avec Yves SEGUY depuis avril dernier. Ce binôme avec le secrétaire général de la Préfecture fonctionne-t-il toujours de la même manière ?

J’ai eu beaucoup de chance car Christian RIGUET et Yves SEGUY sont des collègues très expérimentés auprès desquels j’ai pu développer des compétences très variées. Ils m’ont accordé leur confiance et la collaboration au quotidien était très riche et particulièrement agréable compte-tenu de leurs personnalités ouvertes.

 Quels dossiers vous ont le plus marquée ?

En matière de politique de la ville, la création des conseils citoyens a permis l’ouverture aux habitants des quartiers prioritaires des instances de gouvernance des contrats de ville. L’enjeu est celui d’une acculturation réciproque : les institutionnels doivent apprendre à faire une place à ce nouvel acteur, et les conseillers citoyens doivent s’approprier un champ complexe. Cette innovation démocratique, qui n’en est qu’à ses débuts, porte en germe de belles évolutions afin de toujours mieux définir les politiques à conduire en fonction des besoins du terrain.

La crise de l’accueil des usagers étrangers en Préfecture au printemps dernier, que d’autres grandes préfectures connaissent, nous a conduit à mener un chantier de réforme dans un temps record. Grâce à la mobilisation de tous les agents, nous sommes sortis par le haut de cette expérience.

En interne, la Préfecture se prépare à mettre en œuvre le Plan Préfecture Nouvelle Génération pour le 1er novembre prochain. Quel est le rôle du Secrétaire Général Adjoint dans la mise en œuvre de cette réforme ?

Le rôle du secrétaire général adjoint a principalement consisté à construire et piloter, au nom du secrétaire général, une gouvernance de projet. Les groupes de travail, construits et animés dans une logique inter-services et de dialogue social, ont permis d’élaborer des propositions avec professionnalisme et pragmatisme. Ainsi, je suis pleinement confiante dans le fait que la Préfecture du Bas-Rhin sera prête pour la mise en œuvre complète à compter du 1er novembre prochain.

Vous partez pour un poste de magistrat au sein de la Chambre Régionale des Comptes de Bourgogne-Franche-Comté à Dijon. Selon vous, en quoi votre expérience au sein du corps préfectoral sera-t-elle un atout pour vos prochaines fonctions ?

Bien sûr, la connaissance interne des services de l’État et des logiques d’acteurs, en particulier dans les collectivités, me sera précieuse dans ces nouvelles fonctions. Mais le principal enseignement que je tire de mes deux postes dans la préfectorale, est la nécessité de rechercher et d’apprécier l’équilibre entre le cadre juridique, les orientations nationales, et le principe de réalité inhérent aux particularités de chaque territoire.