Sécurité publique

Comité départemental de prévention de la radicalisation

 
 
Comité départemental de prévention de la radicalisation

Sous la présidence de Monsieur le Préfet, le comité départemental « radicalisation » s’est tenu le 21 février dernier. Piloté par l’État (Préfecture, Autorité Judiciaire, Rectorat), le dispositif associe les collectivités territoriales et l’association des maires. Il est organisé selon trois logiques :

  •   la détection des signalements (services de renseignement, d’investigations judiciaires, Parquet et Préfecture),
  •   l’accompagnement des jeunes radicalisés et de leurs familles (Parquet, Préfecture, PJJ et services sociaux, Education Nationale),
  •   la prévention animée par Madame la Secrétaire Générale Adjointe, chargée de la politique de la ville.

Étaient invitées à cette séance, les administrations de l’État et des collectivités dont la mission « radicalisation » de la Ville de Strasbourg, les institutions publiques et privées qui participent à l’action du dispositif dans l’une ou l’autre logique, ainsi que la Maison des Adolescents, SOS Aide aux Habitants et Viaduq67 qui sont mobilisées pour assurer le suivi opérationnel et la prise en charge des jeunes radicalisés en concertation avec la Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes du Conseil Départemental.

Le comité a accueilli trois nouveaux partenaires : l’ARSAgence Régionale de Santé au titre de la mobilisation des professionnels de santé et du suivi des signalements comportant une notion psychiatrique, l’Université de Strasbourg qui par son adhésion, a souhaité souligner sa mobilisation, depuis 2014, dans la formation des acteurs, y compris religieux. Enfin, la région Grand Est est également signataire pour ses apports dans le domaine de la jeunesse, de la formation professionnelle, notamment celle des détenus et son investissement dans le dialogue inter-religieux.

A l’issue de ses travaux, le comité a acté une évolution de son action en centrant les efforts à venir sur la prévention et ce qui peut contribuer à nourrir les pensées extrêmes et la radicalisation.  En d’autres termes, il s’agit de « prévenir pour protéger » comme l’a indiqué Monsieur le Premier Ministre à Lille, le 23 février, à l’occasion de la présentation des soixante nouvelles mesures pour mieux lutter contre la radicalisation et « prémunir les esprits ».