Sécurité routière

Du nouveau pour le contrôle technique depuis le 20 mai 2018

 
 
 Du nouveau pour le contrôle technique depuis le 20 mai 2018

Depuis le 20 mai 2018, les règles du contrôle technique évoluent. Ces changements font suite à la transposition d’une directive européenne d’avril 2014, relative au contrôle technique périodique des véhicules à moteur et de leurs remorques.

Le nombre de points de contrôle passe de 124 à 132. Le nombre potentiel des défauts susceptibles d’être constatés, désormais appelés « défaillances », s’élève à 668 réparti en trois catégories : défaillances mineures (162), défaillances majeures (362) et défaillances critiques (144).

Les défaillances « mineures » regroupent les défauts devant être réparés qui n’ont aucune incidence notable sur la sécurité du véhicule ou sur l’environnement (par exemple, jeu mineur dans la colonne de direction).

Les défaillances « majeures » regroupent les anomalies susceptibles de compromettre la sécurité du véhicule, d’avoir une incidence négative sur l’environnement, ou de mettre en danger les autres usagers de la route (exemple : éclairage de la plaque d’immatriculation défectueux). Les réparations des défaillances majeures sont à réaliser dans un délai de deux mois, suivies d’une contre-visite.

Les défaillances « critiques » regroupent les dysfonctionnements qui constituent un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence grave sur l’environnement. Le véhicule qui sera en contre visite pour une défaillance « critique » disposera tout de même d’un contrôle technique valide jusqu’à la fin de la journée. L’automobiliste bénéficiera toujours d’un délai de deux mois pour faire constater par le centre de contrôle technique et dans le cadre d’une contre-visite, la réalisation effective des réparations : aucun changement de ce côté. Cette mesure, déjà en vigueur pour les poids-lourds, a pour objectif d’éviter la circulation de véhicules très dangereux.

Exemples de défaillances critiques :

  • Absence de liquide de frein,
  • Disque de frein cassé,
  • Volant non fixé,
  • Absence de tout ou partie du pare-brise,
  • Aucun feu stop ne fonctionne,
  • Formation d’étincelles au niveau du câblage électrique,
  • Mauvaise fixation des roues,
  • Pénétration de fumées ou de gaz d’échappement dans l’habitacle du véhicule,
  • Absence de plancher,
  • Siège conducteur non fixé,
  • Impossibilité d’enclencher une vitesse,
  • Pas de retour en position repos de la pédale d’embrayage,
  • Ancrage des ceintures de sécurité arraché...

La visite technique est effectuée sans aucun démontage du moteur. Elle dresse un bilan minimum de l'état du véhicule et de sa sécurité. La réglementation évolue régulièrement et de nouveaux points de contrôle peuvent devenir obligatoires.

La périodicité du contrôle technique reste inchangée. Le contrôle concerne toujours les véhicules particuliers de plus de 4 ans et doit ensuite être effectué tous les deux ans. L’absence de contrôle technique est passible d’une amende de 135 euros. En cas de contrôle des forces de l’ordre, la carte grise du véhicule peut être retenue et le contrôle technique devra alors être effectué dans un délai de 7 jours.

Pour aller plus loin :

Fiche pratique sur le site de la DGCCRF : Contrôle technique, comment procéder ?

Le contrôle technique des véhicules sur le site du ministère de la transition écologique et solidaire

Le contrôle technique en 2018 sur le site du conseil national des professionnels de l'automobile

Site de l'organisme technique central (Union Technique de l'Automobile, du Motocycle et du Cycle)

 Le vrai - faux du nouveau contrôle technique 2018