Risque minier

Risque minier

 
 

Contact : ddt-ppr@bas-rhin.gouv.fr

Dans le département du Bas-Rhin, le risque minier se cantonne sur trois zones distinctes :
1 - Grandfontaine : Exploitation minière d'un gisement de fer
2 - Pechelbronn : Exploitation minière du gisement de pétrole
3 - Charbes : Exploitation minière

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1 - Exploitation minière d'un gisement de fer sur le site de Grandfontaine

a) Historique de l'exploitation minière à l'origine des aléas 

Le secteur minier de Grandfontaine se divise en deux concessions : celle de Framont-Grandfontaine et celle de Schirmeck. Chacune d’elle a été exploitée en différents sous-secteurs, principalement pour du minerai de fer.

Les traces des premières exploitations datent du Moyen Âge. Ainsi, les mines de fer de Grandfontaine, découvertes en 1260, firent la fortune des Princes de Salm, possesseurs des lieux, qui purent les exploiter durant plusieurs siècles. Mais c’est au cours du 19è siècle que l’exploitation a été la plus productive. Des tentatives de reprise d’exploitation ont eu lieu au début du 20è siècle mais les gisements sont épuisés.

À partir de 1950, des travaux de recherche sont entrepris pour l’exploitation du tungstène. Ces travaux n’ont pas été suivis d’une exploitation de ce minerai.

Au total, plus d’une centaine d’ouvrages débouchant au jour et de tranchées ont été recensés, soit 38 entrées de galerie, 7 puits, 85 pingen (traces de grattage de la surface) et 7 mines à ciel ouvert. Concernant les travaux souterrains, sur les 38 galeries recensées, 7 sont encore ouvertes et accessibles. Enfin, 39 dépôts de surface (ou haldes) sont recensés.

Une étude détaillée des aléas miniers de type mouvement de terrain a été réalisée. 

b) Aléas étudiés :

  • tassements
  • effondrements localisés 

c) Porter à connaissance (PAC) et cartes associés par commune impactée

  •  Commune de Schirmeck :

 d) Désordre constaté à Grandfontaine

 Un seul désordre a été répertorié, il s'agit d'un effondrement de terrain de forme conique d'environ 6m de diamètre et de près de 3m de profondeur.

Commune de Grandfontaine :  Rapport Géoderis  (Avis sur l'origine des désordres constatés...)

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2 - Exploitation minière du gisement de pétrole de Pechelbronn

a) Historique de l'exploitation minière à l'origine des aléas

La mine de pétrole de Pechelbronn est exploitée depuis le XVIII e  siècle. Trois exploitations souterraines se sont succédées : la mine de la Sablonnière, de 1745 à 1785, la mine Le Bel, de 1785 à 1888 et enfin l'exploitation moderne de 1917 à 1964.
Les deux premières exploitations, de 1745 à 1888, ont conduit au forage de 28 puits de profondeur inférieure à 30m pour la mine de la Sablonnière et d'une profondeur comprise entre 30 et 80m pour la mine Le Bel. Pendant cette période, 12 terrils d'une hauteur inférieure à 4m et aujourd'hui entièrement végétalisés ont été édifiés.
L'exploitation moderne, de 1917 à 1964, était répartie en quatre sièges : Clémenceau, Le Bel, Daniel Mieg et De Chambrier.
Elle a conduit à réaliser 8 puits, numérotés de I à VIII, d'un diamètre de 4m en moyenne et d'une profondeur comprise entre 150 et 400m ainsi qu'une descenderie, galerie en pente de 2m de large pour 2,5m de haut.
Les déblais ont été stockés sur 4 terrils principaux, un pour chaque siège, d'une surface comprise entre 1,5ha et 7ha et d'une hauteur comprise entre 20m et 30m.

b) Aléas étudiés :

  • Tassements liés aux travaux miniers
  • Tassements liés aux terrils
  • Effondrements localisés
  • Glissements superficiels
  • Glissements profonds

c) Porter à Connaissance et cartes associées par commune impactée.

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3- Exploitation minière du secteur de Charbes

a) Historique de l’exploitation minière à l’origine des aléas

Dans ce secteur couvrant les communes de Lalaye, Maisonsgoutte, Steige et Urbeis, plusieurs minerais ont été exploités : l’antimoine, les polymétalliques (minerais de plomb, argent, cuivre) et la houille.

L’exploitation de l’antimoine pourrait avoir débuté durant la période gallo-romaine, ces traces se retrouvent sous la forme de pingen (traces de grattage de la surface). A compter du 18è siècle, plusieurs concessions successives effectuent des travaux de recherche mais s’arrêtent au début du 20è siècle, faute de rentabilité de l’exploitation de ce minerai. Les galeries issues de cette exploitation sont présentes sur les communes de Lalaye, Maisonsgoutte et Steige.

La houille a été exploitée à Lalaye dans l’emprise de la concession du Kohlberg à partir du 18è siècle à ciel ouvert, puis par creusement de galeries. Le gisement est épuisé et les travaux cessent au début du 20è siècle.

Les premières exploitations des polymétalliques ne peuvent être datées et ont été abandonnées avant le 18è siècle. Des travaux de recherche sont entrepris au 19è siècle et l’exploitation s’achève au début du 20è siècle. Des vestiges de l’exploitation ancienne se retrouvent dans les secteurs de La Hollée et des Fosses à Lalaye pour le plomb argentifère. Les polymétalliques ont principalement été exploités sur la commune d’Urbeis.

Au total sur les quatre communes, plus d’une centaine d’ouvrages débouchant au jour et de tranchées ont été recensés (94 entrées de galerie, 11 puits, 8 pingen). Concernant les travaux souterrains, 94 galeries sont recensées dont une vingtaine encore ouvertes et accessibles. Enfin, 58 dépôts de surface sont recensés.

 b) Aléas étudiés :

  • tassements
  • effondrements localisés

c) Porter à connaissance (PAC) et cartes associés par commune impactée

  • PAC commun  (Lalaye, Maisonsgoutte, Steige et Urbeis)